INDUSTRIES

Réduire l’empreinte carbone de l’industrie grâce au potentiel des données

*Ce blog a été écrit avec Clara Lemaire, European Government Affairs Manager chez Splunk.

Alors que l’attention se porte sur la COP26, la Conférence des Nations Unies sur le Climat se tenant à Glasgow, l’industrie manufacturière fait face à une pression accrue de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Les entreprises répondent à l’appel, mais le chemin est encore long pour maîtriser le changement climatique. La transformation numérique peut apporter des solutions. Le potentiel des données peut en effet fournir des clés, ouvrant la voie à des processus de conception et fabrication plus responsables, une chaîne d’approvisionnement plus efficace, une meilleure gestion des bâtiments et de la consommation énergétique et une optimisation de la production d’énergie solaire et éolienne.  

De grandes attentes autour de la COP26 

La COP26 démarre cette semaine avec des enjeux importants pour la maîtrise du changement climatique. En 2015, dans le cadre de l’Accord de Paris, les parties impliquées avaient convenu de limiter le réchauffement à 2°C, et si possible 1,5°C, par rapport au début de l’ère industrielle. Les engagements de 2015 n’étant pas suffisants, les pays ont dû communiquer cette année des engagements climatiques plus ambitieux pour 2030. Ils doivent désormais aller plus loin pour atteindre collectivement l’objectif de zéro émission nette de CO2 d’ici à 2050. 

Le secteur industriel fait face à la nécessité de réduire drastiquement ses émissions

Compte tenu de son empreinte carbone et de la politique volontariste des gouvernements pour la réduire, l’industrie regarde la COP26 avec attention.

En France, La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) adoptée en mars 2020 fixe une cible d'émissions industrielles de gaz à effet de serre ne dépassant pas 53 MtCO2eq en 2030 et 16 MtCO2eq en 2050, contre 84 MtCO2eq en 2019. Cela représente donc une baisse de 37% d’ici à 2030 et de 81% d’ici à 2050. (Source : Ministère de l’Economie)

 

 

 

La réduction des émissions et la neutralité carbone au cœur des préoccupations de l’industrie

Il est loin le temps où l’industrie pouvait se contenter de grandes promesses sans fondement en matière environnementale (ce que certains ont appelé du « greenwashing »). Désormais le secteur manufacturier doit prendre des mesures concrètes et chiffrées pour réduire ses émissions. Les engagements climatiques ne sont plus là pour « faire joli » dans le rapport annuel, ce sont des paramètres importants au cœur de la stratégie des entreprises. Ce sont aussi des engagements que les investisseurs regardent de près, puisque les gestionnaires d’actifs ont désormais un véritable intérêt pour les investissements durables. 

Ces derniers mois, même une entreprise comme Porsche a publiquement annoncé son objectif de neutralité carbone d’ici 2030. FedEx et General Motors ont pris des engagements similaires pour 2040. 

Sans surprise, ces efforts climatiques sont bien reçus, voire encouragés, par les employés, les clients et les marchés financiers. Les plans de relance nationaux ont tous fait de la transition verte un axe majeur : des financements importants seront disponibles dans les prochains mois pour déployer des technologies bas-carbone et moderniser les processus de production pour soutenir la décarbonation de l’industrie.

La baisse des émissions est déjà bien engagée dans l’industrie (voir graphique ci-dessous pour la France). Mais le chemin est encore long et l’industrie devra faire usage d’un éventail de solutions pour atteindre ses objectifs, y compris en faisant appel au potentiel des données. 

(Source : European Environment Agency)

À l’échelle européenne, le secteur de l’industrie émet 775Mt de CO2 équivalents (2019), soit 22% des émissions totales de l’UE. Cela en fait le troisième secteur le plus émetteur, après l’énergie et le transport. L’industrie fait face à une réglementation de plus en plus stricte en matière environnementale. Elle est notamment couverte par le système d’échange de quotas d’émissions de l’Union européenne (EU ETS), ce qui l’oblige à acheter des « droits à polluer » sur le marché européen du carbone. 





La digitalisation de l’industrie peut contribuer à la réduction de son empreinte environnementale – L’exemple allemand

Une étude récente de Bitkom, l’association allemande du numérique, a analysé en détail l’impact potentiel de la digitalisation sur la réduction des émissions dans 4 secteurs de l’économie d’ici à 2030 : l’industrie, les transports, les bâtiments et les services. 

L’étude, conduite par Accenture, conclut que les émissions de CO2 en Allemagne peuvent être réduites de 120 Mt d’ici à 2030 grâce au déploiement accéléré des technologies numériques. L’impact sur le secteur industriel allemand est particulièrement significatif : dans un scénario de transformation numérique accélérée, les réductions de CO2 dans l’industrie représenteraient plus de 50% (61 Mt) des réductions obtenues dans toute l’économie allemande (voir graphique).

« Les technologies numériques pourraient aider à réduire les émissions globales de CO2 de 15% en déployant des solutions dans les secteurs de l’énergie, l’industrie, l’agriculture, les bâtiments, les services, le transport et la gestion de la circulation. Cette baisse correspond à un total d’émissions plus élevé que l’empreinte carbone combinée de l’Union Européenne et des Etats-Unis. »
Forum Economique Mondial, 2019

L’industrie manufacturière s’engage à travers plusieurs initiatives-clés

L’initiative « 50 Climate Leaders » démontre la volonté de certaines entreprises de combattre le changement climatique par le biais d’innovations et de solutions concrètes. Elle rassemble certains acteurs industriels européens comme Lafarge-Holcim, Zeiss, HeidelbergCement et Audi. 

D’autres initiatives prennent aussi de l’ampleur, comme l’initiative « Science-Based Targets » qui rassemble plus de 1000 entreprises (dont Alstom, Saint Gobain, Suez, ou Eiffage) ayant fixé pour elles-mêmes des objectifs climatiques chiffrés. Cette initiative s’inscrit dans le projet plus global de la coalition « We Mean Business », qui permet à de grandes entreprises comme Michelin, Siemens ou Holcim de s’engager pour une économie décarbonée à l’horizon 2050. 

« J’envisage un monde dans un futur relativement proche où les fondations d’une économie mondiale durable et zéro-carbone seront littéralement bâties avec du béton ‘vert’ »
- Thomas Guillot, Chief Executive, Global Cement and Concrete Association (GCCA)

Splunk peut apporter sa pierre à l’édifice grâce au potentiel des données 

Tout d’abord, il convient de rappeler ici que Splunk est engagé dans un effort pour éviter, minimiser, réduire et/ou, si cela est approprié, compenser notre impact environnemental, comme indiqué récemment dans notre Position ESG (Environnement, Social et Gouvernance).

Splunk peut aider l’industrie à atteindre ses objectifs climatiques de plusieurs manières en exploitant le potentiel des données. Par exemple, l’industrie peut gagner en efficacité opérationnelle, améliorer la gestion de sa consommation en énergie, ou tout simplement avoir plus de visibilité sur son empreinte carbone. Voici dix façons dont Splunk peut aider.

Un processus de fabrication respectueux de l’environnement :

Splunk aide l’industrie à mettre en relation de multiples sources de données provenant du processus de production pour réduire la consommation d’énergie et protéger l’environnement.  

  • Honda : Grâce aux solutions de Machine Learning de Splunk, les équipes peuvent faire usage de modèles prédéfinis et de l’analyse prédictive pour assurer la fiabilité des équipements et remplir leurs objectifs environnementaux. Elles peuvent même aller au-delà des normes environnementales qui leur sont imposées en corrélant les données machine, les données IoT et de la consommation d’électricité. 
  • Continental : Face à un processus de production énergivore (et donc coûteux), le fabricant de pneus a mis en place un nouveau cadre de gestion de son énergie avec l’aide de Splunk. 
  • Honda : Grâce à Splunk et son Machine Learning Toolkit, le département en charge de la peinture a pu optimiser le fonctionnement de son four thermique et atteindre ses objectifs en matière de respect de l’environnement. 

Une logistique et un système d’approvisionnement plus efficaces :

Splunk permet au secteur automobile et aux constructeurs aéronautiques d’améliorer leur chaîne d’approvisionnement et leur logistique. 

  • Porsche : Splunk a été utilisé pour améliorer les résultats techniques mais aussi la performance environnementale de la Porsche Taycan 100% électrique. Splunk a aussi permis le déploiement d’une infrastructure de bornes de chargement essentielle à la mobilité électrique.   
  • Airbus : Grâce à l’utilisation des tableaux de bord de Splunk dans ses entrepôts, Airbus peut être alerté en temps réel des problèmes d’approvisionnement en pièces détachées. 

Une meilleure gestion des bâtiments et de l’énergie :

Splunk aide les opérateurs de grandes infrastructures et d’actifs immobiliers à devenir plus efficients. 

  • Aéroport de Gatwick : Splunk a permis de réduire le bruit et l’empreinte carbone de l’aéroport, tout en réduisant sa facture énergétique.
  • Trane : Le fabricant de systèmes CVC (chauffage, ventilation, climatisation) a pu développer des pratiques de construction écologiques, et créer des maisons et des bâtiments commerciaux confortables et respectueux de l'environnement.
  • Aéroport de Dubaï: La plateforme de Splunk a été utilisée pour rendre les opérations et les services de l’aéroport plus efficaces.

L’optimisation de la production d’énergies renouvelables :

Splunk aide l’industrie des renouvelables à s’assurer du bon fonctionnement de ses installations et à optimiser leur performance. Nous intervenons aussi pour permettre les activités d’effacement de la demande (« demand response ») lorsque le réseau électrique est sous tension. 

  • « Splunker des champs d’éoliennes » : Splunk permet d’analyser les données passées et produites en temps réel par les capteurs des éoliennes, et d’appliquer nos solutions de Machine Learning pour détecter les anomalies et réduire les temps de panne. 
  • Infigen : Cet opérateur d’éoliennes en Australie a pu optimiser ses opérations de monitoring et la consolidation des alertes de la production d'énergie éolienne à partir des systèmes SCADA avec Splunk.

Pour en savoir plus sur la réduction de l’impact environnemental grâce à Splunk, rejoignez-nous le 17 novembre pour un webinaire consacré au sujet. 

Webinaire Splunk dédié à l’industrie

“What’s on a Manufacturer’s Mind?” | 17 novembre 2021 | 11h00 (heure de Paris).

Inscriptions ici !

Notre client, FLSmidth, une société d’ingénierie danoise, expliquera comment Splunk les aide dans leur « MissionZero », c’est-à-dire leur objectif zéro émission dans les activités cimentières et minières d’ici à 2030. 

Ne ratez pas la démo en live avec les tableaux de bord CO2 de Splunk ! 

 

Vous êtes prêts à réduire votre empreinte carbone ? Alors contactez-nous 

Ewald Munz
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Ewald Munz

Ewald Munz est un expert en fabrication avec plus de 20 ans d’expérience sur les marchés industriels, en se concentrant sur l’industrie 4.0, l’ingénierie et les services techniques/maintenance. Chez Splunk, Ewald contribue à la croissance de la verticale Manufacturing dans la région EMEA avec des solutions en matière de sécurité IT et OT, d’IoT et, plus récemment, de durabilité. Il vit avec sa famille à Stuttgart, en Allemagne.