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Nos Prévisions pour le Secteur public en 2021 (1ère partie)

Dans ce blog, je m’intéresse aux grands sujets qui occuperont les dirigeants des administrations publiques cette année, alors qu’ils poursuivent leur transformation numérique. Au programme : le travail à distance des agents, le passage au cloud et la valorisation des données dans la conduite des politiques publiques. 

Nos Prévisions pour le Secteur public en 20212020 : Une année de ruptures et de bouleversements

2020 a mis la fonction publique à rude épreuve. Face à la pandémie, les Ministères et Agences gouvernementales ont dû se moderniser à grande vitesse, en accélérant leur transformation numérique. Celle-ci était déjà engagée avant la pandémie (notamment grâce au programme TECH.GOUV lancé en 2019) mais a redoublé face à l’urgence du passage aux services publics à distance et au télétravail des agents. 

Quel horizon pour 2021 ? Dans ces temps incertains, notre avis est que les tendances amorcées en 2020 sont là pour rester, et que le service public doit se préparer à la pérennité de certaines pratiques. 

Concentrons-nous aujourd’hui sur les grandes tendances en termes d’organisation du secteur public, avant d’aborder les questions technologiques dans le prochain blog. 

Quatre grandes tendances

1. La transformation numérique de la fonction publique va s’accélérer, malgré les obstacles habituels 

La Covid-19 a mis un coup d’accélérateur aux discussions concernant la modernisation des outils IT, en commençant par le passage au télétravail, le DevOps et le passage au cloud.  

Les services publics ont deux principales raisons de passer au cloud : la réduction des coûts et une plus grande agilité dans la mise en place d’applications ou de plateformes de service public en ligne. Deux éléments appréciables en temps de crise ! 

Plus largement, cette année l’objectif sera de mettre à disposition des administrations des produits numériques simples d’utilisation, sécurisés et capables de passer à l’échelle. 

La France s’est donné des moyens pour cette transformation, avec 82 millions d’euros disponibles dans le Plan de Relance pour la mise à niveau de l’environnement de travail numérique des agents. 

« Dans la fonction publique, nous remarquons un réel désir de modernisation. La pandémie nous a démontré que le passage au cloud et les autres démarches de modernisation étaient devenus des priorités absolues pour la continuité du service public. »
- Juliana Vida, conseillère technique en chef de Splunk pour le secteur public     

2. Le télétravail va perdurer, au moins pour certains secteurs de l’administration

Il est bien entendu que les bureaux se rempliront à nouveau lorsque la sécurité pourra y être assurée pour les agents. Néanmoins, nous sommes convaincus que cette année d’expérimentation du télétravail aura des conséquences durables. Non seulement le télétravail deviendra plus courant dans certains secteurs de l’administration, mais il devrait aussi permettre une vraie réflexion sur la productivité des agents, qui pourrait amorcer un changement de mentalité.  

Lors des confinements de 2020, le passage au télétravail n’a pas été un long fleuve tranquille dans l’administration centrale et les collectivités locales. À quoi attribuer ces difficultés ? D’abord à un manque d’équipements informatiques permettant aux agents d’être opérationnels en télétravail, mais aussi à des réticences culturelles dans un secteur où la pratique du travail à distance était jusque-là peu répandue. Le bilan ? L’État a malgré tout réussi à assurer la continuité de ses missions essentielles, comme le rapporte Le Monde

Qu’en disent les agents ? Ceux qui ont pu passer au télétravail sont satisfaits. Des enquêtes montrent qu’une large majorité des agents voudrait pouvoir continuer à télétravailler dans les années à venir. Cette tendance est là pour durer, et il s’agira aux administrations de s’adapter au mieux à cette nouvelle réalité.

3. La formation des agents au numérique s’impose comme une priorité 

L’ère des données crée de nouvelles fonctions et demande de nouvelles compétences. Les programmes gouvernementaux mettent tous l’accent sur la formation au numérique et à ses divers métiers (data scientists, analystes en cyber sécurité, etc). Ceci est valable pour tous les secteurs d’activité. En décembre dernier, l’Union européenne a décidé de consacrer 850 millions d’euros de son budget pluriannuel (2021-2027) à la formation des travailleurs au numérique. 

En 2021, l’accent mis sur la formation aux technologies et aux métiers du numérique sera plus que jamais d’actualité dans l’administration française. Dans le cadre du Plan de Relance, 22 millions d’euros seront investis d’ici 2022 pour aider les administrations à déployer « des dispositifs d’accompagnement des agents et de l’encadrement pour aider à s’approprier les méthodes, pratiques et outils liés au numérique ».

« Il ne s’agit pas seulement d’enseigner certaines nouvelles compétences aux employés et aux agents, par exemple en faisant des formations de remise à niveau. C’est un vrai changement culturel qui est nécessaire dans l’administration. Il y a beaucoup de progrès à faire pour améliorer l’analyse et l’échange de données et pour intégrer ces données à la conduite des politiques publiques. »
- Gordon Morrison, Directeur Affaires Gouvernementales Europe, Splunk

4. À la recherche de partenaires 

Dans cette transformation numérique en pleine accélération, les cadres du secteur public n’auront pas juste besoin de fournisseurs de solutions IT. Ils auront besoin de vrais partenaires pour les aider, en leur fournissant la technologie bien sûr, mais aussi en livrant leurs perspectives et leurs conseils pour les aider à remplir leur mission de service public. 

C’est dans le cadre d’un tel partenariat que Splunk a fourni une plateforme de données unifiée au Groupement d'Intérêt Public de Modernisation des Déclarations Sociales (GIP-MDS). Il a ainsi mené avec succès les projets de la Déclaration Sociale Nominative (DSN) et du prélèvement à la source.

« La donnée est bien plus qu’un bien stratégique, c’est la matière première de nos actions et le résultat de nos chaînes de production. »
- Elisabeth Humbert-Bottin, Directrice du GIP-MDS

Nous avons récemment eu l’occasion de nous entretenir avec Elisabeth Humbert-Bottin, la Directrice du Groupement, qui nous a fait part de sa vision d’un service public gouverné par les données. Ne ratez pas l’interview ! 

A bientôt pour un deuxième volet sur nos prévisions technologiques pour 2021. 

Clara Lemaire
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Clara Lemaire

Je suis en charge des affaires publiques pour Splunk, basée à Bruxelles. Mon rôle est d’améliorer la visibilité de Splunk auprès des pouvoirs publics de l’UE, ainsi qu’en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Chez Splunk je suis amenée à m’intéresser à de nombreux sujets, tels que l’Intelligence Artificielle et plus largement l’utilisation des Big Data, mais aussi la politique de cybersécurité et les règles de libre circulation des données entre les Etats.

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